SAINT-JULIEN D'ANCE

LA COULEE DE LAVE DE BOURIANNE

 

Vers 430 millions d’années, la collision entre un continent sud (paléo-Afrique) et un continent nord (Europe du Nord) plisse les roches. Certaines de celles-ci se retrouvent en profondeur, et l’élévation de pression de température les conduit jusqu’à la fusion partielle. D’autres sont soulevées et mettent en place une chaîne de montagne dont les restes actuels constituent les massifs cristallins des Vosges, d’Armorique, de Bohême et du Massif Central. C’est une chaîne hercynienne.

Il y a 400 millions d’années, la région était une chaîne montagneuse semblable aux Alpes avec des sommets de 5000 à 6000 m.

Il y a environ 340 millions d’années, la production de chaleur intense dans les profondeurs fait remonter un magma, sous forme de gigantesques bulles, dont la viscosité augmente au contact de roches de plus en plus froides au fur et à mesure de sa montée et ralentit très fortement la progression. Cette montée est stoppée vers 10 à 15 km de profondeur il y a environ 300 millions d’années. Cette roche ainsi formée est un granite qui couvre la majorité du territoire de la commune. Le granite dans la région de Saint-Julien-d’Ance est hétérogène c'est-à-dire que sa couleur, sa dureté et le grosseur des grains varient d’un endroit à l’autre.

 Quelques millions d’années plus tard ce granite se casse. Une nouvelle montée de magma s’insinue dans les fractures : ce sont des filons de leucogranite (granite clair et homogène) d’environ 20 mètres d’épaisseur. 

L’érosion fait son œuvre sur les chaînes montagneuses et au bout de quelques dizaines de millions d’années, il y a disparition totale des anciens reliefs et émergence des roches granitiques enfouies dans la racine de la chaîne.

 Vers 50 millions d’années, les plaques d’Europe et d’Afrique rentrent de nouveau en collision, commencent l’édification des Alpes qui continue actuellement et bousculent le vieux socle hercynien. Les terrains sont cambrés puis disloqués et s’accompagnent probablement de violents séismes.

 

 

 

 

 

Vers 430 millions d’années, la collision entre un continent sud (paléo-Afrique) et un continent nord (Europe du Nord) plisse les roches. Certaines de celles-ci se retrouvent en profondeur, et l’élévation de pression de température les conduit jusqu’à la fusion partielle. D’autres sont soulevées et mettent en place une chaîne de montagne dont les restes actuels constituent les massifs cristallins des Vosges, d’Armorique, de Bohême et du Massif Central. C’est une chaîne hercynienne.

De cette époque de l’ère Primaire il reste des roches déformées, plissotées, cuites et recuites, parfois en feuillets : les roches métamorphiques. Elles sont représentées à Saint-Julien-d’Ance par de petites unités de gneiss.

 

Il y a 400 millions d’années, la région était une chaîne montagneuse semblable aux Alpes avec des sommets de 5000 à 6000 m.

 

Il y a environ 340 millions d’années, la production de chaleur intense dans les profondeurs fait remonter un magma, sous forme de gigantesques bulles, dont la viscosité augmente au contact de roches de plus en plus froides au fur et à mesure de sa montée et ralentit très fortement la progression. Cette montée est stoppée vers 10 à 15 km de profondeur il y a environ 300 millions d’années. Cette roche ainsi formée est un granite qui couvre la majorité du territoire de la commune. Le granite dans la région de Saint-Julien-d’Ance est hétérogène c'est-à-dire que sa couleur, sa dureté et le grosseur des grains varient d’un endroit à l’autre.

 

Quelques millions d’années plus tard ce granite se casse. Une nouvelle montée de magma s’insinue dans les fractures : ce sont des filons de leucogranite (granite clair et homogène) d’environ 20 mètres d’épaisseur.

 

L’érosion fait son œuvre sur les chaînes montagneuses et au bout de quelques dizaines de millions d’années, il y a disparition totale des anciens reliefs et émergence des roches granitiques enfouies dans la racine de la chaîne.

 

Vers 50 millions d’années, les plaques d’Europe et d’Afrique rentrent de nouveau en collision, commencent l’édification des Alpes qui continue actuellement et bousculent le vieux socle hercynien. Les terrains sont cambrés puis disloqués et s’accompagnent probablement de violents séismes.

Des blocs s’effondrent formant des fossés qui recueillent les alluvions transportées par les torrents tandis que s’installent périodiquement de grands lacs où s’accumulent des argiles. Ainsi naissent le fossé d’Ambert, les plaines de Limagne, du Forez, les bassins du Puy, de l’Emblavez.

Un de ces fossés se crée dans la commune de Saint-Julien, celui de Bourrianne-Veyrines, de direction Nord-ouest comme les grands et de 1 kilomètre de large. Les argiles ont alimentées des tuileries (entre autre, vers Veyrines, commune de Saint-André, sous l’Ancien Régime)). Le nom du hameau de Triolaire vient sans doute de « tuile ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Parallèlement, d’autres blocs se soulèvent et forment les massifs du Forez, de Chaspinac du Livradois, des Monts du Lyonnais.

 

L’ensemble volcanique formé par le plateau de Vacherolles et ses pentes, c’est à dire le massif entre les bourgs de Saint-Julien-d’Ance et de Saint-André de Chalencon est en fait formé de 4 volcans successifs et de type différents.

 

1 – Le Dyke de Triolaire de type hawaien  (avec dispersion des produits à moins de 5 km2, mais avec coulées très fluides qui peuvent s’étendre sur de grandes distances formant de volcans à pentes très douces) daté de 13,2 millions d’années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 – Le petit pointement volcanique du Chambon , entre Montpré et Saint-André-de-Chalencon, également de type hawaien.

 

 

 

 

 

 

 

3 – Un maars, ou volcan en creux, du à une explosion violente lors de la rencontre de laves chaudes avec une nappe d’eau, entre Triolaire et Bourriane. Les matériaux volcaniques et ceux arrachés à la cheminée se mélangent et retombent tout autour. La  datation de cet évènement est incertaine.

 

                                                             

 

 

 

 

4 – La coulée du plateau des Chaffois.

Naissance d’un volcan de type strombolien à Montpré (Saint-André), éruption avec nuage de vapeur et de cendre avec projection de bombes volcaniques encore visibles près de Montpré. Une importante coulée de lave de plus d’un kilomètre de longueur, voir plusieurs coulées localement, est émise par ce volcan et s’écoule jusqu’à Saint Julien d’Ance. Elle est datée de 6,5 millions d’années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette coulée s’est mise en place dans une vallée (identique aux coulées volcaniques récentes  en Ardèche) elle-même installée sur le fossé de Bourrianne-Veyrines plus creux que les granites environnants. On peut distinguer en quelques endroits en bordure du plateau les prismes basaltiques verticaux. Plus tard les roches environnantes  plus tendres  ont été érodées laissant en hauteur les coulées basaltiques. Les secteurs initialement les plus bas se retrouvent les plus hauts : c’est une inversion de relief.

 

 

L’éboulis de Bourrianne, beaucoup plus localisé et improprement appelée « coulée », provient probablement de la conjugaison de plusieurs phénomènes. Les coulées reposaient sur un sol argilo-sableux dont une partie fut emportée par l’érosion (en une sorte de travail de sape), un vide s’est creusé sous les blocs entrainant ceux-ci vers l’avant (comme la faux couche les tiges de blé). D’autre part le gel et le dégel fit son œuvre et favorisa les glissements sur la pente.

 

 

 

 

 

La rivière Ance, barrée par la coulée, dut se dévier de sa route primitive et contourner par l’Est les volcans des Chaffois. Ce creusement rapide a formé des gorges étroites au niveau du barrage de Passouira.

 

 

 

 

 

Les sources autour du plateau sont très souvent situées à la base de la coulée, là où l’eau, après s’être infiltré dans les blocs de basaltes, rencontre les sédiments imperméables, argiles ou granites. Plusieurs villages se sont d’ailleurs installé sur les pentes près des sources comme Bourrianne, Pilhac, Uffarges et Longefont qui signifie bien sûr grande fontaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé de la conférence de André et Marie-Antoinette Reymond, donné à Saint-Julien-d’Ance, le 29 juillet 2007.  Photos et croquis de An

 

 

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